Vous montez le chauffage parce que vous avez froid le soir, et vous dormez plus mal. Ce n'est pas une impression : une chambre trop chaude est l'une des causes les plus fréquentes de mauvaises nuits en hiver, juste devant l'air trop sec.
La bonne température : entre 16 et 19 °C
Pour s'endormir, votre corps doit baisser sa température interne d'environ un degré. Ce refroidissement est le signal physiologique de l'endormissement. Il se fait par les extrémités : les mains, les pieds, le visage évacuent la chaleur dans l'air ambiant.
Si la chambre est à 22 °C, ce transfert ne se fait pas. Le corps n'arrive pas à descendre, l'endormissement traîne, et le sommeil profond de la première moitié de nuit en pâtit. C'est aussi ce qui provoque les réveils à 3 h, en sueur, sans raison apparente.
L'ADEME et les recommandations françaises de chauffage donnent le même chiffre pour d'autres raisons : 17 °C dans une chambre. C'est une des rares fois où l'économie d'énergie et la santé du sommeil disent exactement la même chose.
Avoir froid au lit et dormir dans le frais, ce n'est pas la même chose
C'est le malentendu central. Baisser le chauffage ne veut pas dire grelotter. La bonne combinaison est : air frais, corps chaud.
- Une couette adaptée à la saison plutôt qu'une pièce surchauffée.
- Une bouillotte au niveau des pieds dix minutes avant de se coucher. En réchauffant les extrémités, elle accélère paradoxalement la baisse de température centrale : le corps évacue mieux la chaleur quand les pieds sont chauds.
- Des chaussons pour la soirée, qu'on retire au moment de se coucher.
- Un plaid sur le canapé au lieu de deux degrés de plus sur le thermostat.
C'est exactement la logique de notre collection Cocooning & chaleur : réchauffer la personne, pas la pièce.
L'autre problème de l'hiver : l'air sec
Un radiateur ne consomme pas l'humidité de l'air, mais en chauffant il fait chuter l'humidité relative. Dans un logement chauffé, on descend souvent sous 30 %, alors que la zone de confort se situe entre 40 et 60 %.
Les conséquences se voient au réveil : gorge sèche, nez bouché, yeux irrités, lèvres gércées. Et surtout, un nez sec oblige à respirer par la bouche, ce qui aggrave le ronflement et réveille.
Un humidificateur d'appoint dans la chambre règle le problème. Deux précautions : ne pas dépasser 60 % d'humidité (au-delà, on favorise moisissures et acariens), et nettoyer le réservoir régulièrement. Les modèles silencieux avec arrêt automatique quand l'eau est épuisée sont les plus adaptés à une chambre : vous les trouverez dans la collection Diffuseurs & humidificateurs.
Aérer, même en janvier
Cinq à dix minutes fenêtre grande ouverte, chauffage coupé, juste avant de se coucher. L'air se renouvelle, le taux de CO2 redescend, et la pièce se refroidit un peu. Contrairement à une idée reçue, aérer brièvement et fort fait perdre très peu d'énergie : ce sont les murs qui stockent la chaleur, pas l'air.
Le taux de CO2 compte plus qu'on ne le croit. Dans une chambre fermée toute la nuit à deux, il grimpe vite, et il est associé à un sommeil moins réparateur et à des maux de tête au réveil.
Le protocole du soir d'hiver
- 21 h : chauffage de la chambre sur 17 °C. Plafonnier éteint, lampe d'ambiance chaude allumée.
- 21 h 30 : humidificateur en marche si l'air est sec. Plaid sur le canapé plutôt que thermostat.
- 22 h 15 : aération cinq minutes, chauffage coupé pendant ce temps.
- 22 h 25 : bouillotte au fond du lit.
- 22 h 30 : coucher dans un lit chaud, une pièce fraîche et un air à 45 % d'humidité.
En résumé
Une chambre à 17 °C, un air entre 40 et 60 % d'humidité, une aération avant le coucher, et de la chaleur apportée au corps plutôt qu'à la pièce. C'est moins cher que de chauffer à 22 °C, et vous dormirez mieux.
Pour aller plus loin, voyez aussi nos 7 gestes pour mieux dormir en hiver.